21/10/2015

Exposition Djehoutyhotep, MRAH, 6/11/2015 -> 20/4/2016

1_cover.jpgDjehoutihotep

100 ans de fouilles en Égypte

Du 6 novembre 2015 au 20 avril 2016

 

Il y a 15 ans de cela, les environs de Deir el-Bersha, en Égypte, furent explorés par des égyptologues de la KULeuven à la recherche de gravures rupestres. Ce site, qui enflamme l’imagination des voyageurs occidentaux depuis près de deux siècles, est principalement connu pour la tombe spectaculairement décorée du gouverneur Djehoutihotep (vers 1840 av. J.-C.). Les fouilles archéologiques récentes menées dans la région ont aussi porté leurs fruits. C’est ainsi que la découverte d’une tombe intacte - celle d’un fonctionnaire baptisé Henou - défraya la chronique en 2007.  

 

Il y a un siècle, le même endroit avait été fouillé par l’Américain George Andrew Reisner. Les découvertes qu’il y fit, font partie des plus importants trésors égyptiens du deuxième millénaire avant J.-C. Il n’était pas le premier à s’intéresser à cette partie de l’Égypte. En témoignent les cartes dressées à l’époque de Napoléon, et qui s’avèrent aujourd’hui encore d’un intérêt primordial pour les chercheurs contemporains. Au courant du XIXe siècle, le site fut souvent visité par des visiteurs européens. Plusieurs d’entre eux nous ont laissé des croquis détaillés ou de superbes photographies qui sont hélas restés le plus souvent méconnus. C’est le cas par exemple des splendides aquarelles réalisées par Marcus Blackden et Howard Carter (ce dernier deviendrait plus tard très célèbre pour sa découverte de la tombe de Toutânkhamon). Il existe donc une importante documentation qui nous permet de savoir à quoi ressemblait le site à l’époque et comment on menait des fouilles archéologique pendant l’époque coloniale. Aujourd’hui encore, pendant les chantiers de fouilles, on retrouve régulièrement des traces des activités de ces premiers chercheurs.   

 

Un centenaire au Cinquantenaire

À l’occasion du centenaire de l’expédition de Reisner en 1915, les égyptologues de la KULeuven ont eu l’idée de mettre sur pied une exposition unique au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles. L’objectif de cette exposition est de montrer comment des méthodes innovantes appliquées à de la documentation ancienne peuvent apporter de nouveaux éclairages. Grâce aux technologies digitales, il est ainsi désormais possible de réunir des fragments découverts endommagés et éparpillés au sein de reconstructions virtuelles. En projetant des images satellitaires actuelles sur de vieux plans, il est possible de visualiser le paysage et l’environnement du passé, tandis que d’anciennes photos permettent d’imaginer le paysage égyptien tel qu’il était avant la construction du barrage d’Assouan.

Ces différents thèmes seront présentés autour d’une reconstitution en 3D de la tombe de Djehoutihotep, qui formera le noyau central de l’exposition. Un modèle virtuel en 3D de cette tombe a été réalisé par la firme INGEO en collaboration avec la KULeuven. Différentes couches de documentation ont été ici rassemblées afin de rendre visibles les développements des méthodes de recherche. Les visiteurs pourront admirer dans l’exposition des objets n’ayant encore jamais été exposés, comme par exemple les croquis et les aquarelles de Carter. Il sera en outre possible de visualiser la culture funéraire de Deir el-Bersha au travers d’un inventaire complet d’une tombe des environs. Le matériel retrouvé dans cette tombe est conservé à Bruxelles depuis 100 ans sans jamais avoir été montré à un large public. L’exposition « Djehoutihotep – 100 ans de fouilles en Égypte » offre une possibilité de mettre l’égyptologie en Belgique sous le feu des projecteurs. Elle permet de faire connaître aux visiteurs les possibilités de cette discipline et les projets de la KULeuven.

 

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